Inéluctablement,
Inexorablement,
Invariablement,
On ne s'est ignoré,
On ne s'est que peu parlé,
On s'est tant aimé,
Chacun drapé dans la couette sans son orgueil,
Même pas si vrai.
La couette chauffait la chambre à nos souhaits.
Offrant toutes affections à cette autre autre.
Le temps est passé,
Douleur de la séparation proche.
Douleur de solitude non partagée.
Retour vers l'attitude communément adaptée,
Avis d'un être aimé....
Blocage du comportement est plus adapté,
Frustration de ne pas utiliser nos derniers moments.
Pour aimer ou désaimer,
D'égrener ce temps si précieux à tout va.
Que l'on perd derrière soi comme le Petit Poucet.
Lâchait à jamais ses petits cailloux blancs...
Je me suis levée cette nuit dormant mal.
J'ai repris bonbons lobotomie pour dormir.
Et oublier. Oublier que je suis dans mon lit,
Sans aimer.
Je me suis regardée dormir.
Je n'ai rien vu.
Espérant un réveil, un sursaut.
Un signe de désir, d'amour, de paix
J'en suis quitte à m'écrire un mail, tuer ce temps,
Qui était pour moi, pas contre toi.
L'urgence de la vie.
L'urgence de la mort.
Demain, sera un jour, celui si redouté.
J'ai osé faire d'un jour un enchantement...
Qui restera une symphonie inachevée,
De soirées chaudes et lointaines.
La séparation va me rendre amère,
De moments volatilisés,
Disparus du compte préalablement prévu.
L'urgence de la vie.
L'urgence de la mort.
Demain matin, je ne sais dans quel état, je serai.
Fatiguée, frustrée de toi, en manque de nous,
Et agacée,
D'avoir laissé passer ces derniers instants,
qui nous étaient beaux et offerts...
© t.rez/aussi.
Juste pour rire...
Même si je suis seule à en rire !
Quatre hommes décident un week-end
de descendre
une rivière en canoë
dans une région sauvage de Géorgie.
Ce qui devait être une promenade agréable
va en fait devenir le pire cauchemar de leur vie !
Attaques, viol, meurtres,
jamais un week-end
ne leur aura paru aussi long…
De John Boorman.
en rappel à une note que j'avais faite,
suite à un manque de tolérance, à des manques de respects :
" Notre mode d'expression. "
Je pense qu'il est utile de réfléchir sur la manière
dont nous diffusons nos textes ou nos images.
Les échanges offerts peuvent être puissants.
Ils poussent à la réflexion et nous obligent à descendre en soi,
à prendre de l'intensité, ou au contraire à laisser tomber.
Il me semble très important dans une communauté
d'être libres d'échanger, d'écouter, de s'accepter.
Ces derniers mois ont été pesants pour beaucoup,
face à cette intolérance, face à la gratuité d'une personne.
Ce qui me choque souvent est le non-respect de l'autre.
Celui qui invente son histoire,
ou se révèle tel un vil personnage et va en démolir un autre.
Le manque d'Humanité me révolte.
Il va de soi, j'entends, que si l'on est en contact,
ce n'est pas pour se faire injurier, ni menacer.
C'est bien une chose que je réfute.
L'échange est une ouverture d'esprit.
L'ouverture d'esprit ne peut qu'enrichir l'autre.
Que ce soit l'auteur de la note, ou du commentaire déposé.
Chacun est libre de ses mots.
C'est le principe du blog
Mais le contact est bien là pour participer à la discussion,
et pas pour s'y fermer, encore moins pour la détruire.
Alors il nous revient de monter ces marches !
Où se trouve le respect chez ces personnes ?
Le fait de tenir un blog donne t-il ce droit ?
Le fait de tenir un blog permet-il ces bassesses ?
Car la personne touchée en souffrira, mais ça ne se verra pas.
Un blogueur n'est pas visible !
Et que cette personne finisse par devoir quitter son blog,
jusqu'à être arrachée de ses amis,
est à mon sens désastreux.
Ah oui, on peut me dire qu'elle a choisi !
A elle de se trouver une autre plate-forme,
s'il lui reste le courage d'oser.
Mais les bases de ce départ me révoltent.
Il y a donc autant de blogueurs viles
que de blogueurs honnêtes ?
Il faut être fort pour résister à ces atteintes obsédantes,
souvent ambigües et laides.
Inutile de dire que c'en est malsain et troublant.
Je revendique : l'Humanité, la Tolérance, le Respect, l'Ecoute.
Je hais : l'Homophobie, la Gratuité, l'Inutilité.
Je veux ajouter que : la valeur d'un blog n'est pas
proportionnelle à son nombre de visiteurs.
" La Tolérance est un moment provisoire,
elle permet à ce qui ne s'aiment pas
de se supporter ensuite en attendant de s'aimer"
V.Jankélévicîch.
Et il y a longtemps que j'ai fait, mais j' envoie cette note à tous.
Parce que l'avenir me fait peur.
Parce qu'il faut l'affronter.
Parce qu'il est difficile de l'envisager,
Autrement qu'un désir comblé.
Parce que rire ou pleurer
est un signe de fragilité.
Parce que toutes les convenances
nous font jouer des apparences.
Parce que je ne veux tricher à aucun moment.
Parce que jongler des sentiments,
est un affront que je ne veux lancer.
Loin de moi cette idée.
La vie ne me sourit pas souvent.
Mais elle sait intimement :
Pourquoi ça...
Fidèle comme un poème de foi,
Et de cela elle ne doute pas.
Pourquoi ça ?
©t.rez
Ecrire tout simplement.
Ecrire vrai.
Ne pas penser au lecteur.
Ne pas chercher à plaire.
S'entendre et s'écouter.
S'écouter : ne pas se censurer.
Le monde est dur.
Le monde n'est pas cadeau.
Faire face et ouvrir grand les yeux.
Fouiller dans sa chaire.
Apprendre l'humilité.
Ne pas renoncer.
Parvenir à hauteur de soi.
Ouvrir son horizon.
Y entrer largement.
L'écriture n'est pas la vie.
L'amour est la vie.
Offrir son plaisir.
©t.rez
Tu me liquéfies tant tu me ressembles.
Le courage déposé sur mon cœur le rend vulnérable.
J'aimerais m'y étendre tant à l'aise.
C'est un remède bien plus beau qu'une braise !
Les mots qui transportent par delà la folie,
Avec la sagesse toute en badinerie.
Je peux percer cette valse d'hésitation.
Je redeviens sauvage sous ma détermination.
Epouse ma mort, cannibale totem.
Tu n'en es pas au premier blasphème.
Sacrifie-moi durant ce joyeux rituel.
Ayons la sagesse de ne pas rester éternels.
Là où tout n'est que nature et harmonie,
Apparente-moi à tes souffrances sorties.
Glisse dans ma douleur.
Sois de la tête mon chasseur
.
Explore le néant inachevé des corps.
Sculpte et exulte mon corps.
Abats de ton sang ma parure.
Je veux devenir telle une peinture.
Expose-moi près de la rivière.
Là où les eaux me porteront aux enfers.
Ni trahi, ni trompé, ta foi rejoindra la vie.
Tant tu me ressembles, tu te liquéfies.
©t.rez
Je rigole d'abord,
mais j'les adore !
Si fous et cools:
c'est magie/cool.
Et de deux pour le prix d'une…
" Que la bénédiction de Brama soit céans, dit-il en s'abattant "
- Amen, répondit le prince.
- Que voulez-vous mon fils ?
- Une chose fort simple, dit Mangogul ;
me procurer quelques plaisirs aux dépens
des femmes de ma cour.
- Eh ! mon fils, répliqua Cucufa,
vous avez à vous seul plus d'appétit
que tout un couvent de bramines.
Que prétendez-vous faire de ce troupeau de folles ?
- Savoir d'elles les aventures qu'elles ont et ont eues ;
et puis c'est tout.
- Mais cela est impossible, dit le génie ;
vouloir que les femmes confessent leurs aventures,
cela n'a jamais été et ne sera jamais.
A ces mots, le génie se grattant l'oreille et
peignant par distraction sa longue barbe
avec tous ses doigts,
se mit à rêver : sa méditation fut courte.
" Mon fils, dit-il à Mangogul, je vous aime ; vous serez satisfait."
A l'instant il plongea sa main droite
dans une poche profonde,
pratiquée dessous son aisselle,
au coté gauche de sa robe,
et en tira des images, des grains bénits,
de petites pagodes de plomb, des bonbons moisis,
un anneau d'argent
que Mangogul prit d'abord pour
une bague de saint Hubert.
" Vous voyez bien cet anneau, dit-il au sultan ;
mettez-le à votre doigt, mon fils.
Toutes les femmes sur lesquelles
vous tournerez le chaton,
raconteront leurs intrigues à voix haute,
claire et intelligible : mais n'allez pas croire au moins
que c'est par la bouche qu'elles parleront.
- Et par où donc, ventre-saint-gris !
S'écria Mangogul, parleront-elles donc ?
-par la partie la plus franche qui soit en elles,
la mieux instruite des choses
que vous désirez savoir, dit Cucufa :
par leurs bijoux.
- Par leur bijoux, reprit le sultan, en s'éclatant de rire :
en voilà bien d'une autre.
Des bijoux parlants !
Cela est d'une extravagance inouïe.
- Mon fils, dit le génie, j'ai bien d'autres prodiges
en votre faveur de votre grand-père ;
comptez sur ma parole.
Allez, et que Brama vous bénisse.
Faites un bon usage de votre secret,
et songez qu'il est des curiosités mal placées."
Extrait, Denis Diderot. Babel 156
J'ai oublié de te dire à quel point je trouvais tes textes d'une beauté incroyable, car ils révèlent ton âme,... read more
on CE TEMPS…